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Santé et charité à la fin du Moyen Âge – Conférence de Damien Parmentier. Dimanche 9 avril

ATTENTION : CHANGEMENT D’HORAIRE

Dimanche 9 avril à 16 heures 30, la conférence de Damien Parmentier portera sur le thème « Santé et charité à la fin du Moyen Âge. Hôpital et léproseries dans le Val de Saint-Dié aux XIVème et XVème  siècles« .

Docteur en histoire, Damien Parmentier est vice-président de la Société Philomatique Vosgienne.

Résumé de la conférence « Abeilles et santé »

Illustration de 1087
Éloge des abeilles. Rouleau Exultet Barberini, 1087. Musée du Vatican

On attribue au miel et aux autres produits en lien avec les abeilles des vertus thérapeutiques connues depuis l’antiquité. Certaines sont avérées, d’autres n’ont pas apporté la preuve scientifique de leur bénéfice voire relèvent du « folklore ».

« On en est-on exactement ? » Telle était la question posée par le président Jean-François Riotte à Jean-Louis Bourdon. Celui-ci s’est donc appliqué à apporter des réponses à cette interrogation.

Pour situer le sujet, l’orateur a présenté une liste non exhaustive des nombreuses pathologies (abeilles-et-sante-un-catalogue-a-la-prevert) pour lesquelles le miel, la gelée royale, la propolis, l’hydromel, la cire et le venin d’abeille, ainsi que le pollen, ont été proposés comme thérapeutique.

Dans les différentes civilisations anciennes, et même plus récemment, l’abeille était considérée comme un insecte sacré comme l’avait expliqué Agnès Pozza lors de sa conférence de septembre 2015.

Le miel, médicament universel ?

En tout cas dans ces civilisations, le miel et autres produits étaient considérés comme capable de résoudre tous les problèmes de santé. Ainsi, pour l’empereur chinois Shennong (- 2600-2700), le pollen et la gelée royale débarrassaient de cent maladies, dont celles du cœur, du foie, de la rate, des poumons et des reins. Dans la Rome antique, le miel était considéré comme un médicament universel et la devise des médecins romains était «mangez du miel et vous resterez en bonne santé ». Pour les chrétiens, la cire d’abeille était le symbole de la pureté à l’image de la Vierge et le coran considère le miel comme le remède des remèdes.

Ruches et abeilles. Illustration du 16e siècle
De materia medica. Texte grec de Dioscoride traduit en arabe au Xe siècle, puis en latin en 1518 et en espagnol en 1555.

Le miel, la propolis et la cire d’abeille sont réputés avoir, entre autres, des propriétés antimicrobiennes, antalgiques ou anesthésiques locales, anti-inflammatoires et cicatrisantes, et la gelée royale des vertus tonifiantes.

Le traitement des plaies

Les égyptiens (Papyrus de Smith et d’Ebers) et les romains utilisaient le miel pour le traitement des plaies. Les grecs, dont Hippocrate, lui reconnaissaient également cette indication. Ainsi un traité de Dioscoride (1er siècle) indique qu’il est utilisé pour les plaies purulentes. Ce document nous est parvenu par sa traduction arabe, puis latine et enfin espagnole en 1555.

Illustration de la traduction arabe du texte de Dioscorides. Ecole de Bagdad, 1224.
Préparation médicinale à partir du miel. Illustration de la traduction arabe du texte de Dioscorides. Ecole de Bagdad, 1224.

De nos jours le miel est proposé par plusieurs équipes chirurgicales et il existe des dispositifs médicaux à base de miel validés par des autorités sanitaires telle la Food and Drugs Administration aux Etats-Unis.

Ceci est lié aux propriétés bactéricides du miel au sein duquel des chercheurs hollandais ont notamment isolé en 2010 la défensine 1, un peptide qui pourrait à l’avenir être utilisé contre les bactéries multirésistantes.

Premiers diagnostic de grossesse et contraceptif ?

Hippocrate écrit  « Voulez-vous savoir si une femme a conçu, lorsqu’elle est sur le point d’aller dormir ? Faites-lui boire de l’hydromel à jeun ; si elle ressent des tranchées, elle est enceinte ; si elle n’en éprouve pas, elle n’a point conçu ».

Le papyrus d’Ebers se basant sur les vertus spermicides du miel, en propose une utilisation contraceptive. Pour qu’une « femme cesse d’être enceinte pour une année, deux ou trois ans. Une partie de Kaa d’acacia, de la coloquinte, des dattes seront moulues finement dans un pot de miel; une compresse sera humidifiée avec [la préparation], puis on l’appliquera sur le [sexe féminin]. On retrouve d’autres préparations à vocation spermicide chez les égyptiens à base de miel, dattes ou autres substances, excréments de crocodiles ou d’éléphants prescrits voici près de 3800 ans.

Le premier dentifrice ?

Le même papyrus d’Ebers propose pour améliorer l’hygiène buccale d’utiliser un mélange de petites particules de pierres concassées d’ocre et de miel placé sur les dents ou frotté sur la gencive avec les doigts.

Le romain Scribonius Largus décrit un « dentifricium » à base de farine d’orge, vinaigre, miel brûlé, sel minéral et huile de nard qui rend les dents d’un blanc brillant et les fait bien tenir.

Que tout ceci ne vous empêche pas de consommer du miel, à moins d’être diabétique (une cuillère à soupe de miel contient 11 g de glucides essentiellement du fructose et du glucose). Vous pouvez retrouver quelques recettes de gâteaux au mile sur notre site :

Soignez vos papilles avec du miel : deux nouvelles recettes de gâteaux

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Près de 70 convives à la conférence sur l’histoire de la soupe

Photo du public

L’Association des Amis de la Chapelle a accueilli ce dimanche Claude Thouvenot venu nous conter l’histoire de la soupe.

Il a rappelé que celle-ci est apparue dès que les hommes ont su maîtriser le feu et que son nom désignait à l’origine une tranche de pain. Il a ensuite articulé son intervention autour de trois thèmes : soupes de nécessité, potages de plaisir, bouillons de santé.

Les soupes de nécessité « ont assuré la survie, sinon le confort surtout lors des disettes et famines qui ont émaillé l’histoire de France« . D’où le terme de « bouillon de famine« . Elles étaient le lot de ceux qui avaient « plus d’appétit que de dîners » pour reprendre Chamfort, le moraliste du XVIIIe siècle. Leur composition s’est ensuite améliorée avec introduction de viande, surtout pour les repas des jours de fête à la fin du XIXe siècle.

Les potages de plaisirs sont apparus chez « ceux qui ont plus de dîners que d’appétit » selon le même Chamfort. Etymologiquement, ils correspondent à « tout ce qui se cuit dans au pot« . Ils prennent des épithètes plus flatteuses : impératrice, duchesse, Pompadour, Sévigné, Montespan… et leurs recettes apparaissent dans des ouvrages. Leur composition s’enrichit à l’exemple du pot-au-feu, considéré comme le roi des potages.

Quant aux bouillons de santé, leur utilisation est avérée chez les égyptiens avec celui de vipère recommandé contre la peste et l’éléphantiasis et dont la reprise à la fin du XVIe siècle a entraîné la quasi disparition de ces reptiles au Poitou. Mme de Sévigné en vantait les effets bénéfiques sur sa santé dans ses « Lettres » en 1726. Le bouillon de mille-pattes soignait la jaunisse, celui de fourmis la goutte…

L’orateur a également parlé des Fêtes et Festivals de la soupe dont le plus ancien est celui de Wazemmes qui a eu lieu pour la seizième fois cette année dans ce quartier de Lille. Dans cette manifestation les 3 meilleures soupes se voient attribuer une récompense et la première gagne la « Louche d’or ». Depuis d’autres sont apparus en France comme à l’étranger. Non loin de Saint-Dié, on citera ceux Fraize, Bruyères, Sainte-Croix-aux-Mines et Nancy.

Il a également été question des « Disco soupes« , ces manifestations anti-gaspillage alimentaire et solidaires créées en 2012 à Paris.

Enfin, l’orateur a conclu par l’histoire de la soupe aux cailloux qui est un conte mettant en lumière la solidarité et le partage.

Photo de Claude Thouvenot
Après sa conférence Claude Thouvenot a goûté plusieurs soupes.

Les participants se sont ensuite retrouvés dans les jardins de la chapelle autour de 11 soupes, préparées par des cuisinières et cuisiniers, membres ou non de l’association. A raison de 3 à 4 litres par plat, quasiment tout a été consommé. C’est dire si le conférencier avait mis son public en appétit, malgré les quelques recettes anciennes peu ragoutantes comme dont il venait de parler : soupes aux mille-pattes,  aux fourmis, aux chenilles, à l’ambre ou aux vipères.

Photo autour de la soupe à la banane et du bouillon phở (Vietnam)
Autour de la soupe à la banane et du bouillon phở (Vietnam)

Il y avait des soupes d’ici comme celles au choux fleur, au lait, à la courge et au beurre de noix grillées, aux lentilles vertes et aux lardons ou à l’ail des ours, et des soupes d’ailleurs tels le Bortsch d’Ukraine, le bouillon phở (prononcez feu-euh) du Vietnam, la Harira du Maroc, le Lablabi de Tunisie, la soupe à la banane des Antilles et le velouté de butternut du Québec.

photo de la cuisinière du bortsch
Evgenia, la cuisinière du bortsch

La chaleur des soupes et la convivialité ont réchauffé les convives, malgré une température que l’on dira « de saison ».

Cela a été l’occasion de découvrir des saveurs et des recettes parfois inhabituelles, mais toutes savoureuses, comme la soupe à la banane ou le velouté de butternut au sirop d’érable.

Photo lablabi
Chacun pouvait composer son lablabi, soupe tunisienne.

Les recettes de ces différentes soupes, toutes aussi délicieuses les unes que les autres, seront prochainement mises en ligne sur notre site.

Retrouvez l’article de Jeannette Férin paru dans Vosges Matin le 10 octobre : les-yeux-dans-le-bouillon-de-jeannette-ferin-vosges-matin-10-10-2016.

 

Saint Roch fêté à la chapelle

Photo de l'office célébré par le père Philippe Baldacini
L’office célébré par le père Philippe Baldacini

Une centaine de pèlerins sont montés sur la colline d’Ortimont pour la traditionnelle messe en l’honneur de Saint-Roch qui a été célébrée ce mardi 16 août par le père Philippe Baldacini. Comme chaque année, tous n’ont pu prendre place à l’intérieur de la petite chapelle. Les chants étaient accompagnés par l’organiste Marie-Claude Gégout.

Photo des fidèles à la sortie de l'office
Les fidèles à la sortie de l’office

Après la messe, chacune et chacun a été invité par Marie Noëlle et Jean-François Riotte à partager le verre de l’amitié. De nombreuses personnes ont également profité de l’événement pour parcourir les jardins de la chapelle.

Historiquement, c’est le culte célébré le jour de la Saint-Roch qui, dès le 18éme siècle, voire avant, a conduit l’édifice, initialement dédié à Notre Dame d’Ortimont ou Notre Dame de Consolation, à prendre le nom de Chapelle Saint-Roch et avec lui la colline sur laquelle il est bâti. C’était en effet, comme maintenant, le seul jour de l’année où un office y était célébré.

Photo
Après l’office, chacune et chacun a été invité à partager le verre de l’amitié.

Comme l’écrit Georges Baumont dans son article sur la chapelle publié en 1933 dans Le Pays Lorrain, à cette époque, « l’office entendu, on se livrait à des fêtes moins austères » le 16 août mais également le lendemain voire toute la semaine.

Au 18éme siècle, devant des excès de boissons, conduisant à des dégradations dans le voisinage, le Conseil de ville avait « fait défense de débiter du vin à peine d’une amende« , voire de prison en cas de récidive (délibérations des 12 août 1769, 7 août 1786 et 1er août 1989). De nos jours, la fête après l’office ne conduit plus à de telles dérives.

La visite guidée du 12 août

Photo de la visite du 12 août 2016
La visite dans les jardins

Une douzaine de personnes étaient présentes pour suivre les commentaires du guide de l’association tant dans la chapelle que dans les jardins.

Parmi les visiteurs, on notait plusieurs anciens du quartier. L’un d’eux revenait sur les lieux après quarante ans d’absence. Il a pu apprécier les changements intervenus suite aux travaux entrepris dans la chapelle et dans son environnement, en particulier depuis l’année 2000.

André Grandjean qui a longtemps habité rue de l’Orme, nous a aussi apporté des clichés anciens dont certains étaient inconnus de l’association. Nous reviendrons sur ces clichés dans de prochains articles. Celui ci-dessous permet de voir les vitraux il y a une centaine d’années. On distingue également à l’arrière plan la grange en bois aujourd’hui disparue.

Photo de la chapelle il y a 100 ans
Photo de la chapelle en 1920, fournie par André Grandjean

Mardi 16 août à 10 heures, la chapelle accueillera les fidèles pour la messe annuelle de la Saint-Roch, célébrée par la Père Philippe Baldacini.

Article de Corinne Weiss - Vosges Matin du 14 août 2016.
Article de Corinne Weiss – Vosges Matin du 14 août 2016.

Les visiteurs du 15 juillet

Photo des visiteurs du 15 juillet 2016

L’association a accueilli à la chapelle et dans les jardins une dizaine de personnes lors de la visite commentée du 15 juillet.

Celle-ci a fait référence aux personnages rattachés à l’édifice : Vautrin Lud, le chanoine fondateur de la chapelle; Claude Voirin, autre chanoine qui a fait réaliser le retable peint par le vittelois Claude Bassot en 1625; Catherine de Bar, habituée de la chapelle dans sa jeunesse, qui a fondé à Paris en 1651 la congrégation des Bénédictines de l’Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement; Saint Roch, originaire de Montpellier et mort en prison en Italie; mais aussi Alexandre Yersin, le membre de l’Institut Pasteur qui a découvert le bacille de la peste en 1894 à Hong Kong.

Les visiteurs du jour, venus à pied depuis le lycée Baumont ou le quartier Saint-Roch voire depuis la place du Général Tanant, découvraient pour la plupart les lieux. Mais il y avait aussi quelques amoureux de longue date venus eux aussi bénéficier du calme et de la beauté du site, ainsi que du panorama qui s’offre au regard, de l’Ormont à la Trouée de Raon l’Etape, en passant par la Ligne bleue des Vosges et le massif du Kemberg, le tout sous un soleil radieux.

La prochaine visite commentée aura lieu le vendredi 12 août à 10 heures.

Lire aussi l’article de Corine Weiss dans Vosges Matin du 17 juillet 2016 : Visite guidée de la chapelle Saint-Roch-Vosges Matin 17-7-2016.

La chapelle, la ville et le monde entre 1500 et 1625

Conférence Damien Parmentier 10-4-2016-IMG_8449

La conférence de Damien Parmentier a attiré le 10 avril un nombreux public et la chapelle était à nouveau comble pour écouter comment l’histoire de la petite chapelle d’Ortimont rejoignait la grande histoire entre 1500 (date de construction de l’édifice par le chanoine Vautrin Lud) et 1625 (date de création du retable par le peintre vittellois Claude Bassot). Telle était en effet la commande de l’association à l’historien.

Ce dernier a montré les liens de « dépendance » avec le Saint-Empire Romain Germanique et le Royaume de France, dans une période marquée par les guerres de religion entre catholiques et protestants et plus à l’est et au sud par celles avec les Ottomans.

Il aussi précisé les relations entre les savants déodatiens du Gymnase Vosgien et l’Alsace, et en particulier Strasbourg, à une période où la révolution de l’imprimerie était en marche.

Enfin, il a également rappelé la lutte de pouvoir au niveau local entre les chanoines (qui dépendaient directement du pape et non pas de l’évêque de Toul) et le duc de Lorraine qui se partageaient alors le territoire de la cité de Déodat.

Un compte rendu détaillé et illustré de cette conférence sera prochainement disponible sur notre site.

Rendez-vous a été donné avec Damien Parmentier en 2017 pour une intervention dont le thème sera laissé à la discrétion du conférencier.

Revue de presse :

Conférence de Damien Parmentier Vosges Matin 12 avril 2016

Prochains RV avec les Amis de la Chapelle : un concert surprise le 14 mai (pour lequel vous trouverez prochainement des informations sur notre site) et « Rock à la Chapelle » le samedi 28 mai.

Dimanche 10 avril à 17 h : conférence de Damien Parmentier sur « La chapelle, la ville et la France entre 1500 et 1625 »

Après sa conférence sur la faune et la flore dans le graduel de Saint-Dié en 2015, Damien Parmentier revient nous des 16e et 17e siècles à Saint-Dié et ailleurs
Après sa conférence de septembre 2015 sur « La faune et la flore dans le graduel de Saint-Dié », Damien Parmentier revient nous parler de l’histoire de Saint-Dié et de son environnement.

La chapelle Saint-Roch et la ferme attenante sont construites à la fin du 15e siècle pour abriter une « maladrerie ».

Autour de 1500, à Saint-Dié, en Lorraine, entre France et Empire, quels événements soulignent cette histoire singulière ?

C’est l’objet de cette conférence à la fois globale et locale qui éclaire ici et ailleurs la petite histoire locale et la grande Histoire.

La flore et faune dans le graduel de Saint-Dié. Conférence de Damien Parmentier.

Abeille et papillon. Graduel de Saint-Dié. Médiathèque Victor Hugo - Saint-Dié
Abeille et papillon. Graduel de Saint-Dié. Médiathèque Victor Hugo – Saint-Dié

Damien Parmentier, Docteur en Histoire, a présenté le 13 septembre dernier dans le cadre des animations sur le miel et les abeilles, une conférence sur « La flore et la faune dans le graduel de Saint-Dié ».

Il a d’abord situé cet ouvrage unique dans son contexte historique, en rappelant ses liens avec la chapelle Saint-Roch. En effet, le graduel a été réalisé entre 1490 et 1510 à l’initiative de Vautrin Lud qui a fait bâtir à la même époque le petit sanctuaire sur ce secteur de Saint-Dié qui était alors dénommé « colline d’Urtimont ». Le chanoine déodatien était en outre maître général des mines de Lorraine.

Rassemblant 361 feuillets, dont 22 pages enluminées, l’ouvrage comporte d’ailleurs une page rehaussée des plus anciennes illustrations connues sur le travail dans les mines (vraisemblablement celles de la Croix aux Mines).

S’il comporte de nombreuses images de fleurs – dont la symbolique a été expliquée – et d’animaux, une seule concerne une abeille, peinte en compagnie d’un papillon. Une autre planche nous montre aussi des ours se régalant dans un arbre. Cependant, ce n’est pas pour y manger du miel, mais des pommes.

On retrouve aussi dans le graduel des êtres « monstrueux » rappelant ceux peints en 1503, donc à la même époque que le graduel, par le néerlandais Jérôme Bosch dans « L’enfer » (partie de son triptyque « Le jardin des délices ») ou plus tard par Pierre Brueghel l’Ancien, en particulier dans « La chute des anges rebelles ».

Vous pouvez quelques unes des illustrations présentées lors de la conférence sur le lien suivant : La faune et la flore dans le graduel de Saint-Dié

Le graduel est visible dans la salle du trésor de la médiathèque municipale Victor Hugo, rue Saint-Charles à Saint-Dié. Une version numérisée est consultable sur Internet : http://www1.arkhenum.fr/images/bm_saint_die_ms/images/oeb/ms074/.

Conférence sur « Le pain au moyen âge, un faux exemple de malbouffe » par Claude Thouvenot, dimanche 27 septembre à 15 heures

Moulin à aubes au 14e siècle. Bibliothèque Nationale de France
Moulin à aubes au 14e siècle. Bibliothèque Nationale de France

Agrégé de géographie, notre invité a mené dans le cadre de sa thèse de doctorat des recherches sur les habitudes alimentaires du nord-est, dont il a tiré un livre « Le pain d’autrefois« .

Son propos portera sur le pain au moyen âge, cette période qui va de la chute de l’empire romain en 476 à la chute de Constantinople en 1453. En s’appuyant sur les données de recherches plus récentes, il reviendra sur la position des historiens du 18ème siècle qui ont fait du moyen âge une période de malbouffe.

Il évoquera les céréales panifiées pour faire du pain de plus ou moins bonne qualité et un familier du paysage, le moulin. Il nous fait faire le tour de France des pains. Il fera revivre la boulangerie dans la ville, le pain des communautés religieuses et laïques, le pain des campagnards, la mauvaise réputation des meuniers et des boulangers.

A l’issue de sa conférence, l’auteur dédicacera ses livres, dont « Le Pain d’autrefois, chroniques alimentaires d’un monde qui s’en va« .

Livres de Claude Thouvenot

Pour en savoir plus, voir notre article précédent : https://www.chapelle-saint-roch.fr/2015/09/12/le-pain-au-moyen-age-conference-de-claude-thouvenot-le-dimanche-27-septembre-a-15-heures/.